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Szasz (Thomas)




Psychiatre Hongrois (Budapest - 1920), pionnier de l'antipsychiatrie . Il rédige en 1961 l'un des livres les plus marquants et polémique de la psychiatrie de l'époque, The Mith of Mental Illness

Cet ouvrage défie les institutions psychiatriques et pointe les défaillances de celles-ci dans le contexte théorique, donnant naissance à une polémique sur le rôle, les moyens et les idéologies qui sous-tendent la prise en charge des patients et de leur maladie. Réfutant le "tout-génétique" et les déviations de la pensée psychanalytique, Thomas Szasz tente de mettre à jour les contradictions internes de la psychiatrie et les abus de celle-ci, menant ainsi à la création d'un mouvement antipsychiatrique qui dénoncera des pratiques immorales et illégitimes, prônant le respect du malade et sa prise en charge dans un contexte familial et sociologique. La pensée de Szasz a notamment infuencé les modèles de thérapie systémique et a entrainé une prise de conscience de l'état de la psychiatrie du milieu du XXème siècle.

Citations

The second Sin (1973)
  • Si vous parlez à Dieu, vous êtes en train de prier. Si Dieu vous parle, vous êtes Schizophrène.
  • Chaque acte conscient d'apprentissage requiert de supporter une blessure de l'estime de soi. C'est pour cela que les enfants, peu conscients de leur propre estime, apprennent si facilement, et que les personnes plus âgées, d'autant plus qu'elles se sentent importantes, peuvent ne plus apprendre du tout.
  • Lorsqu'une personne ne peut plus se moquer d'elle même, il est temps pour les autres de se moquer d'elle.
  • Un enfant devient adulte lorsqu'il prend conscience qu'il a le droit, non seulement d'avoir raison, mais également d'avoir tort.
  • Le bonheur est une condition imaginaire, originellement attribuée aux morts par les vivants, désormais classiquement attribuée aux adultes par les enfants et aux enfants par les adultes.
  • Le stupide ne pardonne ni n'oublie. Le naïf pardonne et oublie. Le sage pardonne mais n'oublie pas.
  • Lorsque la religion était forte et la science faible, les gens prenaient la magie pour de la médecine. Maintenant que la science est forte et la religion faible, les gens prennent la médecine pour de la magie.
  • Deux faux ne font pas un vrai, mais constituent une bonne excuse.