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Syndrome du bâtiment malsain




n.m. (angl. Sick building syndrom)

Ensemble de symptômes d'origine inexpliquée, associé à un lieu particulier (lieu de travail, de loisir, immeuble...) et partagé par un nombre important de personnes. Régulièrement, le SBM se propage majoritairement de façon épidémique et s'éteint généralement avec la prise de mesures sanitaires, sans que celles-ci ne traitent forcément l'origine du trouble.

Les causes du syndrome du bâtiment malsain (SBM) restent très mal connues : les caractéristiques communes des cas répertoriés suggèrent l'effet potentiel de nombreux facteurs, sans toutefois qu'on ne puisse les relier avec certitude, aux symptômes. C'est par ailleurs l'une des caractéristiques diagnostiques : le syndrome du bâtiment malsain est évoqué en présence d'une épidémie dont l'origine reste inexpliquée, après exclusion des autres causes potentielles. Cela peut signifier l'inefficacité des moyens mis en oeuvre pour identifier l'origine, mais également la nature psychologique du trouble, sans besoin d'une cause matérielle. En pratique, c'est une conjugaison de facteurs physiques (électromagnétisme, toxicité, pollution...) et psychologiques qui vont fournir une hypothèse explicative liée généralement à l'état du lieu observé (bâtiment neuf, présence de substances jugées potentiellement dangereuses, etc...), l'état des relations socio-affectives des personnes (conflits de travail, stress, défauts de management...) et l'ambiance d'anxiété qui signent généralement la présence d'un SBM.

Parmi les causes évoquées :
  • caractère neuf du bâtiment : selon l'OMS, près de 30% des bâtiments neufs présenteraient dans leur locaux des formes de SBM. Les aspects physiques supposément déclencheur du syndrome concernent principalement les odeurs, le changement de cadre, mais le SBM peut se développer dans un bâtiment répondant fidèlement à toutes les normes en cours.
  • présence d'agents chimiques ou biologiques jugés dangereux : microbes, substances toxiques...
  • présence d'éléments électromagnétiques jugés dangereux : fils électriques ou antennes de relais postées non loin, électricité statique imputée aux matériaux...
  • Pollution de l'air ou mauvaise ventilation
  • etc...
Ces causes concernent les symptômes physiques, essentiellement. D'autres causes de nature psychologiques peuvent être évoquées qui concernent à la fois les symptômes physiques, et la nature de l'épidémie (déclaration, propagation, maintien) : un climat de morosité ou d'anxiété est un facteur de risque. Les personnes stressées, physiquement ou émotionnellement, présentent un risque accru de développer le syndrome, de même que les femmes et les enfants. Généralement, le terrain psychologique présentera des caractéristiques fortement similaires à celles des phénomènes psychogéniques de masse, à tel point qu'on différencie régulièrement ces deux syndromes, uniquement sur la base de la présence effective de facteurs environnementaux potentiellement dangereux (mais dont la dangerosité est peu explicable).

De plus en plus, on reconnaîtra dans le SBM la conjugaison de multiples facteurs physiques, relativement anodins lorsqu'ils sont présents séparément, et amplifiés par des facteurs socio-psychologiques.

Les symptômes physiques sont généralement peu spécifiques d'une étiologie particulière (maux de tête, malaises, irritations), disparaissent rapidement et semblent n'avoir aucune cause médicalement explicable.

Pour en savoir plus : Phénomènes psychogéniques de masse