Test

Sadisme sexuel




n.m. (angl. Sexual Sadism)

Paraphilie sexuelle caractérisée par l'augmentation du désir ou du plaisir sexuel directement lié à la douleur physique ou morale infligée au partenaire ou à la victime.

Contrairement au sadisme, le sadisme sexuel comporte une composante sexuelle intrinsèque, souvent liée au masochisme et apportant une valeur symbolique à la douleur ressentie (par exemple, valeur d'humiliation ou de désir, de purgation ou d'accomplissement).

Dans le DSM-IV, le sadisme est considéré comme paraphilie (pour éviter l'usage du terme perversion, connoté péjorativement) si l'intérêt sexuel porté à la souffrance d'autrui dure plus de 6 mois, et s'il cause une détresse, un mal-être, cliniquement observable, dans le domaine social, relationnel, affectif, ou d'autres fonctions importantes de la vie psychique et sociale (et ce, à l'un ou l'autre des partenaires). Il est naturellement considéré comme une perversion maladive si la victime n'est pas consentante.

Psychan. Selon Freud, le sadisme est avant tout la marque d'un contrôle sur l'environnement, sans nécessité d'infliger la douleur. Le sadisme est secondairement lié à l'excitation sexuelle, donnant ainsi naissance au plaisir sadique. Le sadisme est par la suite intimement lié au masochisme dans le sens ou celui-ci constitue un retournement sur soi de la pulsion sexuelle.

Cette théorie est remodelée par la suite, lorsque Freud considère l'existence d'un masochisme primaire, expression d'une pulsion de mort, donnant naissance au sadisme sous l'influence d'une pulsion de vie (d'autoconservation).

Criminologie. Le sadisme amenant au crime ou à la délinquance est régulièrement associé à un trouble de la personnalité (principalement antisociale). Il est aussi à l'origine, comme le masochisme, d'accidents dramatiques dont la médecine légale a régulièrement pu faire des observations. 

A noter : la plupart des législations, dans le cas de sadisme avec une "victime" consentante, ne font aucun cas de ce consentement si de sérieuses blessures ou une atteinte à l'intégrité psychologique, ont été commises : le plaisir sexuel tiré d'une relation consentie, même avec un contrat tacite ou formalisé, n'empêche nullement la condamnation d'actes répréhensibles par la loi.