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Mélatonine




n.f. (angl. melatonin)

Neurohormone synthétisée notamment par la glande pinéale (épiphyse) pendant la période nocturne et impliquée dans les mécanismes du cycle veille-sommeil. La mélatonine est une hormone centrale de la régulation des rythmes biologiques et intervient également dans la régulation de la sécrétion d'autres hormones. 

L'information lumineuse captée par la rétine est transmise aux noyaux suprachiasmatiques (hypothalamiques) que l'on considère parfois comme l'horloge interne de l'organisme : si l'obscurité est prolongée artificiellement, le taux de mélatonine présente quand même une périodicité circadienne, probablement lié au contrôle de l'hypothalamus. Les signaux se propagent ensuite via le noyau paraventriculaire du thalamus au ganglion cervical supérieur puis dans les fibres noradrénergiques sympathiques post-ganglionnaires à la glande pinéale. La synthèse de la mélatonine est donc partiellement contrôlée par un réseau noradrénergique actif pendant les périodes d'obscurité.

La mélatonine agit non seulement au niveau de système nerveux central mais également sur d'autres organes : diffusée dans le sang, elle peut être captée par le foie, les poumons...

La taux de mélatonine est un indicateur de l'obscurité, il possède donc une périodicité circadienne. Le quota journalier de luminosité variant selon les saisons, le temps de synthèse de mélatonine est également un indicateur circannuel. On soupçonne également la mélatonine d'intervenir dans d'autres rythmes biologiques.

Dans certaines régions particulièrement sujettes à la baisse de luminosité hivernale, on peut assister à des dépressions hivernales (asthénie, déprime par épisode hivernal sur plus de deux ans...). Des essais de luminothérapie, pour lesquelles de la lumière produite artificiellement s'ajoute à la quantité de lumière perçue et augmente le temps d'exposition, donnent de bons résultats dans ce type de dépression.