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Hématophagie - hémophagie




n.f. (angl. hematophagy)

Biol. mode de nutrition spécifique consistant en l'absortion du sang d'une autre espèce. Il existe peu d'hématophages chez les vertébrés, la plupart des espèces étant des insectes ectoparasites.

Ce mode de nutrition particulier nécessite un appareil digestif adapté, aussi l'absorption de sang chez les espèces non hématophages est une régime généralement néfaste (comme dans le cas des hommes).

Clin. Symptôme délirant ou paraphile rare consistant en l'ingestion de sang, animal, ou humain, de façon répétée et compulsive.

On confond souvent le terme "hématophage" avec le terme "hémophage", à l'orthographe incorrecte. L'hématophagie chez l'homme se rencontre lors des 3ème et 4ème stades du syndrome de Renfield, parfois sous l'appellation "zoophagie" concernant le 3ème stade (appellation, là encore, également incorrecte) ou vampirisme clinique lors du 4ème stade. L'hématophagie se rencontre également en tant qu'élément d'un délire dans certaines pathologies d'allure psychotique (schizophrénie, bouffée délirante) ou en tant que pratique liée à un environnement culturel spécifique aux mythes (vampiriques, sataniques...).

L'un des réflexes humains lors d'une blessure ou d'une coupure, par exemple au doigt, est de porter spontanément son doigt à la bouche. Ce réflexe se serait entretenu au fil des époques, grâce aux qualités antiseptiques de la salive. Ce comportement amenant à ingérer son propre sang se rencontre fréquemment dans le monde animal : un chien ou un chat blessé a pour habitude de lécher ses blessures. Il arrive,  bien que rarement, chez l'homme, que ce premier contact avec le sang amène un plaisir et des sensations érotiques qui encourageront par la suite la recherche de ce plaisir, par un comportement d'autovampirisme. Ce comportement, à forte connotation sexuelle dans ce cas (Syndrome de Renfield), peut déboucher sur une hématophagie plus régulière, voire compulsive, de sang animal, voire humain.

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