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Exhibitionnisme




n.m. (angl. exhibitionism)

Tendance persistante à exposer ses organes génitaux à des personnes étrangères, souvent pour en éprouver, au moins de façon passagère, de l'excitation sexuelle. L'exhibitionniste trouve régulièrement plaisir dans le fait de choquer une personne en lui exposant des parties de son anatomie non ordinairement visibles.

Ceci implique que le strip tease ou le nudisme, ou plus généralement l'exposition à des adultes consentants, ne relèvent pas de l'exhibitionnisme. Tant la CIM que le DSM-IV proposent de définir l'exhibitionnisme comme une tendance persistante et récurrente à montrer ses organes génitaux à des personnes étrangères ou dans un lieu public. Plusieurs caractéristiques lui sont souvent associées :

  • l'exhibitionniste est presque exclusivement masculin, bien que des cas d'exhibitionnisme féminin puissent être rencontrés. Dans la majorité des cas, l'exhibitionniste se montre en érection à des adolescentes ou des femmes adultes.
  • le besoin de contact plus étroit n'est pas nécessaire et même généralement évité : l'exhibitionniste se tient à distance de ses victimes.
  • le but recherché consiste très régulièrement à choquer la victime. De nombreux exhibitionnistes éprouvent ainsi de l'excitation sexuelle à l'idée ou dans le fait de susciter de vives réactions d'effrois de la part de leur victime. Au moment de l'acte, il y'a souvent une excitation sexuelle visible, et masturbation pendant ou après l'acte.
L'exhibitionnisme peut être une pratique limitée à une période stressante, ou une complication conjugale pour laquelle l'exhibitionniste trouvera refuge dans la suscitation d'émotions vives chez de parfaits étrangers. Cependant, il peut également être une pratique régulière dans une vie conjugale par ailleurs tout à fait normale et active. L'exhibitionnisme possède certains liens avec les troubles obsessionnels compulsifs, par exemple, la reconnaissance du caractère illégal ou absurde de ce comportement, et néanmoins l'envie irrépressible d'y céder, tout en en éprouvant de la honte ou de la crainte. L'exhibition est alors ressentie comme un besoin puissant, difficile à contrôler voire étranger à soi-même.

Le DSM indique deux critères essentiels pour évoquer le diagnostic de paraphilie concernant l'exhibitionnisme : le fait qu'une souffrance cliniquement observable soit présente soit chez l'exhibitionniste, soit sur les victimes, et le fait que le comportement exhibitionniste est récurent et relativement intense sur une période de 6 mois. Certains auteurs ajoutent le critère d'exclusivité, rappelant que l'on n'évoque généralement la paraphilie que dans le cas ou l'excitation sexuelle est subordonnée au comportement ou au fantasme incriminé. Autrement dit, on ne peut évoquer le diagnostic de paraphilie, selon eux, que dans le cas ou l'exhibitionnisme est la seule ou la plus importante manière d'éprouver une excitation sexuelle.

A différencier de l'exhibition sexuelle, qui consiste en l'exposition dans des endroits publics ou facilement accessibles à la vue, d'actes sexuels sur soi ou sur autrui. L'exhibition sexuelle constitue une entité pénale et clinique à part entière. 

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