Test

Effet Google (psychologie)




n.p. (angl : Google effect)

Cog. Biais cognitif de mémoire se traduisant par la tendance à oublier plus facilement des informations facilement accessibles (par exemple, sur Internet, via les moteurs de recherche) plutôt que de les retenir, par rapport à des informations peu accessibles. A contrario, on se souvient davantage de la façon dont on peut retrouver ces informations (lieu, moyens d'accessibilité).

Ce biais cognitif décrit et mis en évidence[1] en Juillet 2011 explique que l'on se souvienne moins bien d'informations que l'on peut facilement retrouver, mais que l'on se souvient mieux des façons dont on pourra les retrouver, comparé à la situation d'apprentissage et de mémorisation classique.

Récemment mis en évidence, ce biais pourrait ne pas être spécifique à l'information en ligne, mais c'est vraisemblablement à partir de la masse monumentale d'informations disponibles sur Internet (qualifiée de mémoire collective ou, selon le terme utilisé par Sparrow et al : "mémoire transactive") que ce biais a gagné en intensité, au point que la structure même et le fonctionnement de la mémoire en soient affectés : 
Nous évoluons ainsi - au moins en ce qui concerne notre mémoire - vers une symbiose homme-machine dans laquelle notre mémoire sémantique se divise entre la mémoire classique humaine et la mémoire collective numérique. Et surtout, nous évoluons également vers un ajustement de nos processus cognitifs pour nous adapter à cette symbiose.[2]
Pour faire face à la facilitation d'accès de l'information et la consommation grandissante de cette information, nous avons de plus en plus tendance à privilégier une méthode de mémorisation permettant de retenir plus d'information utile en l'indexant : paradoxalement, on retient moins l'information utile elle-même, mais des détails plus courts et moins complexes (représentant une charge cognitive moindre), qui nous permettront de retrouver l'information aisément. La mémoire collective qu'est devenue l'internet devient alors progressivement, pour chacun d'entre nous, une mémoire numérique externe. L'indexation des connaissances disponibles (selon le principe même des moteurs de recherche) permet de retenir moins d'information en utilisant cette mémoire externe comme une partie de notre propre mémoire, disponible de plus en plus facilement en tout temps et tout lieu, avec l'évolution des technologies.

Références :