Test

D48 (test de la)




Test non verbal d'intelligence, comportant des dessins de dominos par série. le but du sujet est de terminer des suites . Ce test évalue donc l'induction de règles et le raisonnement par analogie.

Ce test bénéficie d'une passation simple permettant de l'utiliser collectivement et rapidement. Il se présente sous la forme de séries de Dominos (mis à la suite ou dans des configurations particulières), auxquelles le sujet doit trouver le domino manquant. Le raisonnement s'applique non seulement aux nombres de points (par exemple, repérer des suites croissantes) mais également à la configuration (par exemple, repérer une symétrie particulière) ou l'analogie (trouver ce que B est à A pour en déduire D correspondant à C). 40 séries doivent être complétées en 25 minutes.

Très connu en Europe, il est peu utilisé aux USA malgré quelques études confirmant les corrélations positives entre les résultats au D48 et l'évaluation scolaire de l'intelligence par les enseignants ou par d'autres tests plus utilisés (par exemple, les Stanford Achievement subtests)[1].

Ce test a subi plusieurs révisions ou augmentations dont les plus connues, la D70 et la D2000, sont très utilisés dans le cadre d'évaluation de l'intelligence, notamment en recrutement, mais également pour l'évaluation de la détérioration mentale, généralement en association avec un test d'intelligence verbale (typiquement, le Benoit & Pichot en version adaptée). La passation et la correction sont courtes (une demi-heure), ce qui en fait un test de choix pour une évaluation rapide. Cependant, une évaluation plus complète nécessite l'utilisation de test plus avancés comme l'échelle de Weschler (WISC). La D48 et ses développements sont relativement indépendants des cultures et du fait de leur caractère non-verbal, représentent un test utile pour l'évaluation collective d'élèves ou d'étudiants. Il est pratiqué à partir de 12 ans.

Références

[1] Domino G. (2001). The D-48 Application in Mexican-American Children of a Culture Fair Test . School Psychology International, Vol. 22, No. 3, 253-257