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Autorenforcement (psychologie)




n.m. (angl. self-reinforcement)

Augmentation de la fréquence ou de la force d'une conduite entraînée par l'individu qui émet cette conduite. 

On parle d'autorenforcement lorsque l'individu choisit de s'infliger ou d'émettre la stimulation qui augmente la fréquence ou la force d'une réponse. Dans la majorité des cas, cet autorenforcement est de nature motivationnelle : constatant l'efficacité ou la valeur d'une réponse, l'individu va mobiliser ses ressources de manière à émettre cette réponse plus fréquemment, l'adapter ou en développer des variantes amenant à des résultats similaires.

L'autorenforcement s'observe par exemple en cas d'anorexie : le patient, constatant qu'un régime strict ou des vomissements provoqués lui permettent de réduire son poids, va choisir délibérément d'augmenter ce type de comportement, en dépit des risques pour sa santé et contrairement à un comportement normal de nutrition en cas de faim.

Ce renforcement est instrumental (ou opérant), car provenant d'un apprentissage. L'un des exemples les plus connus d'autorenforcement est l'autostimulation directe, expérimentée chez des rats : un levier leur permettait de s'autoadministrer une décharge électrique dans les centres nerveux du plaisir et de la récompense, les rats ont appris très vite à associer leur comportement au plaisir et ont augmenté leurs comportements autostimulants.

L'autorenforcement est utilisé en tant que partie d'une méthodologie thérapeutique, dans les thérapies cognitivo-comportementales. Dans tel cas, l'autorenforcement ne vient pas d'une récompense extérieure directe, mais plutôt de la confirmation des attentes de l'individu. L'aspect motivationnel est donc bel et bien présent.