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Autorégulation (biologie, vie artificielle)




n.f. (angl. self-regulation)

Ensemble des processus d'un système lui permettant de conserver sa stabilité et son unicité en dépit des variations de l'environnement et de ses variations propres.

L'autorégulation, parfois nommée homéostasie, principalement dans le cas de systèmes organiques, est un des concepts majeurs de l'étude des systèmes (cybernétique). Elle regroupe les mécanismes, qu'ils soient élémentaires, émergents, programmés, supervisés... qui permettent à un système de perdurer, notamment en empêchant sa désintégration dans le milieu (unicité) ou sa sclérose (stabilité).

Stabilité n'est pas synonyme d'absence de développement, bien au contraire : le système est ouvert et ponctionne le milieu en énergie pour permettre le développement, dans un intervalle de possibilités défini, de lui-même. Le maître mot de l'autorégulation est l'auto-entretien, qui s'applique non seulement à des êtres vivants (apport d'énergie par nutriment, par exemple) mais également à des phénomènes artificiels ou physiques (par exemple, les variations des courants d'air chauds et froids entretiennent des phénomènes météorologiques comme les tornades).

L'autorégulation dans le domaine du vivant 

L'autorégulation est une composante essentielle des êtres vivants, on la retrouve à de nombreuses échelles, de la simple structure chimique aux courants économiques et sociaux, passant par l'homéostasie au niveau de la cellule, des fonctions organiques, des écosystèmes, des sociétés...

L'observation de l'autorégulation chimique a permis à Henry Le Châtelier d'énoncer un principe d'équilibre (homéostatique) prédominant dans les systèmes autorégulés : toute variation de l'environnement tendant à pousser un système homéostatique vers un changement donné, entraîne de la part de cette organisme une réaction en sens inverse de ce changement. Ce principe homéostatique a pour effet, à partir d'un point d'équilibre, de stabiliser le système en le faisant retourner à l'équilibre suite à un changement de l'environnement.

Comme exemple d'autorégulation, on peut noter les concentrations ioniques des neurones, la température du corps d'animaux à sang chaud, le système immunitaire, l'absorption de nourriture... Chacun de ces systèmes possède des mécanismes d'auto-entretien et d'équilibre lui permettant de fonctionner efficacement de manière stable.

L'autorégulation se retrouve au niveau social et économique, découle sur d'autres systèmes (par exemple, le travail permettant de remplir le frigo, obéissant au système autorégulateur de nutrition!). De nombreuses théories et développements, mathématiques, économiques, physiques, biologiques (par exemple, le modèle proie-prédateur d'autorégulation d'un écosystème), etc... ont vu le jour  avec l'apparition de cette notion centrale de la cybernétique.

Voir aussi : Auto-organisation