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Astrocytome




n.m. (angl. astrocytoma)

neuro. Tumeur infiltrante, bénigne et d'évolution lente, se développant à partir des cellules gliales astrocytaires dans le système nerveux central (principalement dans les hémisphères cérébraux), pouvant évoluer vers un astrocytome anaplasique ou un glioblastome multiforme.

L'astrocytome est un gliome (issu de cellules gliales) bénin survenant généralement vers 40 à 50 ans, mais pouvant également apparaître à tout âge, y compris chez l'enfant (dans ce cas, fréquemment sur le cervelet). En tant que tumeur bénigne, son évolution est lente et peut être asymptomatique durant de nombreuses années. Les signes cliniques de la présence d'un massif tumoral sont absents, du fait que l'astrocytome soit de type infiltrant.

L'astrocytome est issu des astrocytes, les cellules gliales (de soutènement) permettant de faire le pont entre le système sanguin et les neurones. Outre leur fonction, encore peu identifiée mais connue dans la communication cérébrale, les astrocytes relaient les nutriments et l'oxygène nécessaire aux neurones, et les débarrassent de leurs déchets. Contrairement aux neurones, les astrocytes ont un rythme de division mitotique normal, qui explique l'apparition d'accidents génétiques (mutations). 

Les astrocytes, dont le nombre est supérieur à celui des neurones, font partie intégrante du système nerveux, ce qui explique qu'une tumeur se développant à partir d'un astrocyte pose un problème quant à sa localisation : si le traitement préconisé est l'exérèse totale, elle est en pratique complexe à mettre en place. L'astrocytome est en effet diffus, et selon sa localisation, met en jeu des fonctions cérébrales allant de peu importantes, à critiques pour le fonctionnement de l'organisme. On accompagnera alors souvent une chirurgie sur mesure avec une radiothérapie et une chimiothérapie.

Les astrocytomes ont une évolution très lente, et peuvent atteindre une taille d'une dizaine de centimètres avant de provoquer le moindre symptôme directement détectable (en dehors de céphalées et nausées). Ce sont généralement les crises comitiales (épilepsies) qui vont signifier la présence probable d'une tumeur. Les astrocytomes peuvent néanmoins évoluer vers une forme maligne, anaplasique ou multiforme. L'OMS classe les astrocytomes en 4 grade, exprimant notamment leur sévérité en fonction de critères tels que la rapidité d'évolution, le pouvoir envahissant cellulaire, le pronostic.
  • Astrocytomes de grade I : évolution très lente, bon pronostic vital, surtout si l’exérèse totale est possible. Une rémission totale est possible.
  • Grade II : d'évolution lente mais plus infiltrant, le traitement est donc plus difficile. 70% de survie après 5 ans avec radiothérapie. Ces astrocytomes se co-développent souvent avec un oligodendrogliome (oligoastrocytome). Les récidives ne sont pas rares du fait de la difficulté de traitement.
  • Grade III : astrocytome anaplasique, souvent en lien avec des déficits neurologiques préoccupants (symptômes moteurs, et autres dépendant de la localisation de la lésion). Crises d'épilepsie partielles ou totales fréquemment rencontrées. Le taux de récidive est élevé est le pronostic vital est pauvre au delà de 18 mois. 
  • Grade IV : glioblastome multiforme, le plus sévère des astrocytomes, pouvant découler de l'évolution à partir de stades inférieurs, mais pas nécessairement. Le pronostic vital est extrêmement pauvre, avec un taux de survie de l'ordre de 3% après 5 ans, et un médian de 30 à 37 semaines avec traitement.