Test

Arriération mentale




n.f. (angl. mental retardation/deficiency)

Carence intellectuelle se traduisant par des difficultés d'adaptation au milieu et une baisse globale des capacités cognitives par rapport à la moyenne de la population.

Le terme est de moins en moins utilisé du fait de son caractère péjoratif ; on lui préfère l'expression "retard mental", qui met l'accent sur la lenteur et les difficultés de développement. Cette caractéristique suit une conception traditionnelle de l'intelligence comme étant mesurée par les tests de performance et de Quotient Intellectuel, depuis Binet et Simon (1905) jusqu'aux échelles métriques actuelles (Par exemple, la WISC de  Weschler). Dans cette conception, l'arriération mentale correspond, pour une moyenne générale de 100 points de QI, à un quotient d'environ 70 ou moins. Selon les classifications toutefois, les interprétations du QI diffèrent.

En 1968, l'Organisation mondiale de la santé recommande la classification suivante : de 67 à 52, arriération mentale légère ; 51 à 36, modérée ; 35 à 20, sévère ; en deçà, profonde. On considère généralement qu'une arriération légère nécessite seulement quelques adaptations éducatives, un retard modéré est susceptible de répondre à une éducation adaptée. En deçà, le langage est généralement rudimentaire et le niveau intellectuel ne permet qu'une éducation spécialisée avec peu de chances d'autonomie possible.

Néanmoins, le concept d'arriération mentale, en premier lieu destiné à adapter l'éducation au profil intellectuel, a fait l'objet de vives critiques et de nombreuses polémiques, les "catégories" restant floues et sujettes à de nombreuses variables cachées, notamment sociales et scolaires, tout en faisant l'impasse sur d'autres variables. Une telle classification est par nature arbitraire et grandement insuffisante, car un retard de développement peut provenir de plusieurs facteurs (affection organique, défaut d'éducation, maladie à composante psychologique...) et dépend de normes fixées par la société.

On considère désormais le QI global comme une indication et non un résultat se suffisant à lui même. Les échelles métriques actuelles tiennent par ailleurs à décomposer les mesures d'aptitudes pour affiner la compréhension des processus et capacités de l'individu, et éventuellement détecter et mieux cibler les déficits ou les retards.