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Angoisse




n.f. (angl. anxiety ; allem. angst)

Ensemble des phénomènes subjectifs découlant d'un mal-être, d'une sensation de crainte ou d'oppression devant laquelle on se sent impuissant.


L'angoisse recouvre plusieurs concepts. D'une part, elle désigne un malaise intense ressenti ponctuellement (crise d'angoisse) durant lequel le sujet est pris d'une crainte forte, sans objet précis. Le sujet a simplement l'impression que quelque chose de dangereux ou de terrifiant va arriver, à quoi il ne pourra faire face, ce qui le place dans un grand inconfort dont on note des manifestations psychologiques, mais également physiques. D'autre part, l'angoisse désigne un état psychologique de mal-être lié à la symptomatologie de nombreux troubles, tels que les phobies, certains troubles psychotiques, etc... dans lesquelles on dénote généralement de l'anxiété. Une grande majorité des pathologies provoquent une souffrance qui, lorsque l'on peut en prendre conscience, provoque de l'anxiété voire de l'angoisse, mais cette réaction peut être normale. En ce sens, une absence d'angoisse peut être révélatrice d'un problème sous-jacent.

S'il est difficile de différencier l'angoisse de l'anxiété, on les distingue cependant dans la force des manifestations physiques que l'angoisse génère : tachycardie, souffle court, sueurs froides, tremblements... On considère ainsi l'angoisse comme le stade supérieur de l'anxiété, pour lequel cette anxiété est si forte est présente qu'elle commence à se répercuter de façon flagrante sur le corps. L'angoisse, dans de telles conditions, peut déboucher sur de véritables attaques de panique. Comme celles-ci peuvent avoir différentes origines et objets, on qualifiera l'angoisse en fonction : angoisse de mort, angoisse psychotique, angoisse de morcellement...

En psychanalyse, l'angoisse a fait l'objet de nombreuses parutions, articles ou ouvrages. En premier lieu, elle désigne l'ensemble des manifestations internes, physiques et psychiques, liées à l'existence d'une tension interne incompréhensible. En second lieu, elle représente un mécanisme de défense face à l'imminence d'un danger pour l'intégrité psychique. On parle ainsi d'angoisse de castration (S. Freud), pour désigner la peur chez l'enfant, lors du complexe d'Oedipe (ou d'Electre), de l'angoisse de type dépressif (Winnicott), ou l'angoisse de morcellement que l'on retrouve chez les psychotiques, en conséquence d'une désintégration de la psychée. Là encore, pour une majorité d'auteur, l'angoisse se caractérise par l'absence d'objet précis qui serait cause de l'angoisse (du moins, l'absence dans le champ de conscience) et par ses manifestations physiques.