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Analgésie




n.f. (angl. analgesia)

Absence ou suppression de la sensation de douleur. L'analgésie consiste souvent en l'atténuation ou l'interruption des signaux nociceptifs, ce qui signifie que les récepteurs envoyant ses signaux nociceptifs sont fonctionnels, et que les centres intégrateurs le sont également, ce qui n'est pas le cas dans l'indifférence congénitale à la douleur.

L'analgésie n'est pas une anesthésie, pour laquelle plusieurs sensations sont diminuées. L'analgésie ne concerne que les signaux nociceptifs, et la sensibilité discriminative subsiste.

Le corps humain et le système nerveux central possèdent de nombreux systèmes régulateurs, et le cas échéant, suppresseurs ou atténuateurs de la douleur. On parle d'analgésie endogène lorsque la diminution ou la suppression provient de l'un de ces systèmes (exogène lorsqu'elle provient par exemple, de médicaments). On peut distinguer plusieurs mécanismes endogènes :

L'inhibition des messages cutanés nociceptifs par les fibres du gros calibre, directement sur les relais spinaux.
  • L'inhibition des signaux nociceptifs par le tronc cérébral (noyau de substance grise périacqueducale, noyau raphé magnus), encore une fois sur les relais spinaux, il s'agit donc d'une analgésie descendante sur les fibres montantes (le cerveau inhibe au niveau périphérique, les signaux périphériques qui lui sont envoyés).
  • La libération d'enképhalines et d'endorphines (notamment, par le tronc cérébral) dans le système nerveux central (moelle et cerveau) permettant de diminuer le ressenti de la douleur comme le ferait la morphine (endorphines et enképhalines sont des peptides dont la structure est proche de la morphine).