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Alliesthésie




n.f. (angl. alliaesthesia)

Variations des sensations subjectives d'un individu, concernant une stimulation de nature agréable ou désagréable, à la suite d'une stimulation externe.

Le terme est introduit par Cabanac (1968) pour expliquer que la façon dont va percevoir le caractère agréable d'un stimulus dépend de l'état interne de l'organisme.

Plus précisément, l'alliesthésie dépend de la température du corps, du poids, du taux de certaines substances, bref, des constantes de l'organisme qui lui permettent de fonctionner en homéostasie.

Cabanac utilise l'exemple du sucre : celui-ci est très apprécié et provoque beaucoup de plaisir si l'homme qui l'ingère a faim, c'est-à-dire, si son corps est en déficit de glucose et donc, en déséquilibre. Le sucre provoque une sensation de plaisir bien moindre voire inexistante, par contre, si l'homme qui l'ingère est rassasié ou plus généralement, si le taux de glucose dans son organisme est normal (homéostasie).

L'homéostasie est un ensemble de processus physiologiques permettant au corps de conserver ses différentes constantes dans un intervalle optimum à sa survie et son bien-être (pour l'exemple du glucose, l'homéostasie régule le taux entre deux valeurs seuil au delà desquelles, soit l'organisme tend à chercher un apport en sucre, soit à l'inverse, il évacue du sucre). L'homéostasie concerne de nombreux système : le fonctionnement du coeur, la sudation, permettent de réguler la chaleur, tandis que l'hypothalamus et l'estomac aident à la régulation des apports nutritifs, etc..

La régulation de l'homéostasie se fait principalement par l'intermédiaire du système nerveux végétatif (système nerveux autonome) et des glandes endocrines (hormonales). L'alliesthésie est donc l'un des processus d'homéostasie, rendant moins agréable une ressource que l'on possède en abondance, et rendant plus agréable une ressource qui nous manque.