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Alcoolisme




n.m. (angl. alcoholism)

Maladie chronique caractérisée par une addiction à l'alcool éthylique (éthanol) ainsi qu'un ensemble de symptômes physiques et psychiques ayant des répercussions sur la santé, le psychisme, la vie affective et sociale du malade. 

On trouve également les termes d'alcoolo-dépendance et de maladie alcoolique

En tant qu'addiction, l'alcoolisme est caractérisé par :
  • une dépendance psychique déduite du syndrome de sevrage après l'arrêt de la consommation 
  • un phénomène d'accoutumance (aussi noté Tolérance) : l'effet pour une même dose d'éthanol ingéré diminue avec le temps, ce qui amène le patient à ingérer davantage d'alcool pour en ressentir les effets
  • une dépendance psychique observable notamment par les troubles de l'humeur, irritabilité, pendant et après la prise régulière d'éthanol
Étiologie

On distingue trois facteurs étiologiques de la dépendance à l'éthanol
  • des facteurs psychologiques : toutes les structures pathologiques générant de l'angoisse créent une tension dont l'éthanol peut temporairement diminuer l'effet. Autrement dit, la plupart des pathologies mentales, qu'elles soit de nature psychotique, névrotique ou limite, sont des facteurs à risques d'une consommation excessive d'éthanol, d'autant que celui-ci est librement en vente et constitue un palliatif disponible rapidement et à moindre coût.
  • des facteurs physiologiques : de nombreuses études sur les jumeaux ont mis en évidence l'existence probables de facteurs héréditaires, tenant aussi bien au fonctionnement de neurotransmetteurs comme les catécholamines et la sérotonine, qu'à des diversités membranaires neuronales et plus généralement, au métabolisme général. Comme la plupart des addictions, les variations du substrat neurologique entraînent des variations interindividuelles (par exemple, des variations de tolérance, de plaisir...)
  • des facteurs socio-culturel et économiques : le regard posé sur l'alcool est sensiblement différent d'un pays à l'autre, mais également selon la religion, le groupe d'appartenance, les traditions liées à l'alcool... La culture joue pour grande part dans les possibilités de prise d'éthanol et dans la tolérance que la société arbore à cet égard. L'économie joue également un rôle déterminant. En France, la production et la distribution d'alcool concernent environ 10% de la population active ce qui en fait un intérêt économique majeur pour lequel s'ajustent les lois et la culture.
Classification

Selon l'OMS (Organisation mondiale de la santé), on trouve deux formes d'alcoolisme, une forme aigüe sans syndrome de dépendance (Binge drinking), contrairement à la deuxième forme, l'alcoolisme chronique. 
Sémiologie

On note deux sortes de symptômes liés à la prise d'alcool, selon qu'il s'agit de symptômes observables après une ou quelques prises, ou observables pour une consommation chronique d'éthanol.
  • Après la prise d'alcool : outre le cortège de symptômes physiques (gastrites, vomissements, sédation), de nombreux symptômes psychologiques peuvent être observés : l'alcool agit en premier lieu comme un désinhibiteur social (euphorie, extraversion) puis comme un sédatif (ralentissement des réflexes, fatigue, perte du contrôle de l'équilibre, pouvant aller jusqu'au coma, voire au décès)
  • Avec une consommation régulière : si la prise ponctuelle a un effet généralement anxiolytique, la consommation régulière augmente le risque de troubles anxieux et dépressifs. Neurologiquement, la consommation régulière peut provoquer des neuropathies sévères, des encéphalopathies (par exemple, de Wernicke) et des démences alcooliques (par exemple, syndrome de Korsakoff). la consommation excessive a également des effets dévastateurs sur la vie affective et sociale, et davantage encore sur l'intégrité physique (cirrhose, pancréatite, problèmes cardiovasculaires)