Test

Thêta (rythme, onde)

symbole. (angl. theta rhythm - theta waves)

Rythme cérébral de basse à moyenne fréquence, observé principalement dans l'hippocampe chez les animaux, et sur le cortex de l'homme. Selon leurs origines, les ondes thêta sont associées à l'apprentissage en période d'éveil actif, ou aux états de somnolence, de sommeil (stade 1 et 2) et de méditation.

Fluidité verbale

n.f. (angl. verbal fluidity)

neuro. Capacité d'un sujet à exprimer à l'oral, spontanément, par répétition ou par lecture, un discours, des phrases, des suites de mots, tenant compte du rythme et du débit élocutoire ainsi que des éventuelles difficultés d'élocution/articulation.

Test de fluence verbale

(angl. Verbal fluency test)

neuro. épreuve psychologique dans laquelle le participant doit en un temps donné, évoquer (à l'oral ou l'écrit) le plus grand nombre de mots selon une consigne donnée, généralement, selon une catégorisation sémantique ou phonémique. Un test de fluence verbale mesure l'aisance du participant à produire de la parole signifiante, de façon qualitative et quantitative.

Test de fluence graphique

n.f. (angl. graphic fluency test)

neuro. Test neuropsychologique dans lequel le sujet doit dessiner le plus de figures possible, et différentes, en un temps imparti et selon une consigne donnée.

Fluence graphique

n.f. (angl. graphic fluency)

neuro. Capacité d'un sujet à créer et dessiner spontanément ou sous consigne, des figures différentes, quelle qu'en soit la nature (abstraite, concrète, représentative), en un temps donné.

Fluence (verbale)

n.f. (angl. verbal fluency)

neuro. Capacité d'un sujet à retrouver spontanément en mémoire et évoquer, principalement à l'oral, des mots selon une consigne donnée et en un temps donné.

Échelle d'Intelligence de Wechsler pour Adulte

n.f. (angl. Wechler's adult intelligence scale)

Batterie d'évaluation des performances cognitives, étalonnée de 16 à 89 ans, en fonction de la catégorie socioprofessionnelle, destinée à estimer une note globale d'efficience intellectuelle, et comprenant de nombreux tests spécifiques de certaines aptitudes psychologiques, telles que compréhension verbale, raisonnement non-verbal, mémoire de travail...

Facilitation sociale

n.f. (angl. social facilitation)

Social. Phénomène selon lequel la présence d'autrui (observée ou même seulement imaginée) lors de l'accomplissement d'une tâche simple ou routinière, augmente les performances dans la réalisation de cette tâche.

Alpha (rythme, onde)

n.m. (angl. alpha rhythm - alpha waves)

Rythme cérébral caractéristique d'un état de veille diffuse, de fréquence comprise entre 8 et 13 Hertz et d'amplitude comprise entre 30 et 50 microvolts.

Atrophie corticale

n.f. (angl. cortical atrophy)

Diminution notable, globale ou partielle, du volume du cortex cérébral, principalement par suite d'une affection dégénérative diffuse ou localisée provoquant la mort massive de cellules neuronales.

Amnésie antérograde

adj. (angl. anterograd amnesia)

Trouble de la mémoire consistant en l'impossibilité ou la difficulté à encoder, fixer ou rappeler de nouveaux souvenirs.

Antidépresseur

n.m. (angl. antidepressant)

Psychotrope dont l'effet principal consiste à relever l'humeur dépressive. Les antidépresseurs sont parmi les psychotropes les plus utilisés en France, parfois de manière injustifiée, et le plus souvent pour traiter la dépression et les troubles anxieux.

Analogie (psychologie, cognition)

n.f. (angl. analogy)

Ressemblance entre deux objets de pensée qui sont comparés. Le terme d'objet de pensée recouvre un champ très vaste : il peut s'agir par exemple de deux scènes vues, de deux idées, de deux représentations mais également de deux relations entre plusieurs représentations.

Alcoolisme

n.m. (angl. alcoholism)

Maladie chronique caractérisée par une addiction à l'alcool éthylique (éthanol) ainsi qu'un ensemble de symptômes physiques et psychiques ayant des répercussions sur la santé, le psychisme, la vie affective et sociale du malade. 

Akinétopsie

n.f. (angl. : akinetopsia, visual motion blindness)

Déficit de perception du mouvement d'un objet visuel, suite à une lésion bilatérale du gyrus (jonction) occipito-temporal.

Affiliation (pathologique)

n.f. (angl. affiliation)

Tendance marquée à recourir à la présence ou au soutien d'autrui pour faire face aux conflits et situations de stress.

Adhérence interthalamique

n.f. (angl. adhesio interthalamica)

Bande de substance grise reliant les faces internes des deux thalamus au dessus des scissures hypothalamiques, dans le diencéphale. Par abus, également appelée commissure grise.

Adénome hypophysaire (pituitaire)

n.m. (angl. pituitary adenoma)

neuro. Tumeur extra-cérébrale bénigne se développant à partir des cellules endocrines de l'hypophyse, perturbant généralement le fonctionnement hormonal, et plus fréquente chez la femme que chez l'homme. Selon la nature de la cellule à l'origine de la tumeur, l'adénome sera typé en fonction des hormones secrétées : adénome à prolactine, adénome somatotrope, etc...

Adénome

n.m. (angl. adenoma)

neuro. Tumeur se développant à partir des cellules d'une glande ou d'une muqueuse. Bénigne, elle peut néanmoins avoir un impact sérieux sur le fonctionnement de l'organisme, par la compression d'organes proches ou la sécrétion anarchique d'hormones. L'adénome peut évoluer en tumeur maligne, prenant alors le nom d'adénocarcinome.

Activisme (pathologique)

n.m. (angl. activism)

Tendance marquée à recourir à l'action en réponse aux conflits intérieurs ou à une situation externe angoissante, aux dépens d'une réflexion ou du ressenti face à ces événements.

Effet Ringelmann

n.f. (angl. Ringelmann effect)

Diminution des performances individuelles dans une tache collaborative simple, imputée au manque de coordination et à la paresse sociale.

Biais rétrospectif

n.m. (angl : Hindsight, knew-it-all-along effect, creeping determinism)

Biais cognitif désignant la tendance à rationaliser des événements imprévus après-coup, et les considérer comme plus prévisibles qu'ils ne l'étaient avant leur survenue.

Surdité verbale pure

n.f. (angl. pure word deafness)

neuro. Trouble de la compréhension du langage caractérisé par l'incapacité à discriminer et identifier correctement les sons du langage oral, et plus précisément, les sons différents se suivant dans un espace de temps relativement court. Les paroles entendues par le patient lui semblent un langage étranger, ou une suite de bruits.

Syndrome de Reinfield

n.m. (angl. Renfield syndrom)

Psycho clin. & criminologie. Paraphilie caractérisée par la fascination du sang et le plaisir de nature sexuelle tirée de l'absorption ou de la contemplation du sang.

Szasz (Thomas)

Psychiatre Hongrois (Budapest - 1920), pionnier de l'antipsychiatrie . Il rédige en 1961 l'un des livres les plus marquants et polémique de la psychiatrie de l'époque, The Mith of Mental Illness

Effet Stroop

n.p. (angl : stroop effect)

Cog. Altération (facilitation ou inhibition) d'un traitement cognitif par un autre traitement cognitif. Originalement, l'effet Stroop désignait spécifiquement l'interférence du traitement automatique de lecture sur une tâche de dénomination de couleur. La définition a désormais évolué pour désigner tout effet d'interférence produit par un traitement cognitif sur un autre.

Sigma (rythme, fuseaux)

symbole (angl. sigma rhythm - sleep spindles - sigma bands - sigma waves)

Les fuseaux sigma sont de petites et rapides bouffées de l'activité électroencéphalographique, repérables lors du stade 2 de sommeil, de fréquence comprise entre 12 et 14 Hz, durant un temps d'au moins une demi-seconde.

Syndrome sérotoninergique

adj. (angl. serotonin syndrom)

Syndrome survenant principalement à la suite d'un traitement antidépresseur, associant des troubles musculaires, comportementaux et cognitif, dû à un excès de sérotonine.

Sérotonine

n.f. (angl. serotonin). 5-hydroxy-tryptamine (5-HT)

Composé dérivé de l'acide aminé tryptophane, vasoconstricteur, et neurotransmetteur impliqué dans de nombreuses fonctions telles que la régulation de l'humeur, le contrôle moteur, la douleur, les comportements alimentaires...

Vision scotopique

adj. (angl. scotopic vision)

Caractère de la vision humaine dite "nocturne" pour laquelle seuls les bâtonnets de la rétine participent au captage et à l'interprétation de la scène visuelle, en deça de 0.03 candela/m².

Sadisme sexuel

n.m. (angl. Sexual Sadism)

Paraphilie sexuelle caractérisée par l'augmentation du désir ou du plaisir sexuel directement lié à la douleur physique ou morale infligée au partenaire ou à la victime.

Sadisme

n.m. (angl. sadism)

Recherche de plaisir par le biais de la douleur physique ou psychologique (principalement, humiliation) infligée à autrui sans son consentement.

Saccade oculaire

 n.f (angl. ocular saccade)

Mouvement rapide de l'oeil permettant de modifier la direction du regard vers un nouveau point de fixation. La saccade oculaire amène l'image du point d'intérêt de la scène visuelle sur la fovéa, permettant ainsi une intégration et une analyse plus fine de l'information visuelle.

Effet Purkinje

nom. (angl. Purkinje effect)

Tendance visuelle du système oculaire à tirer du rouge vers le bleu lorsque l'intensité lumineuse décroît. Cette illusion d'optique vient de la différence de sensibilité des deux types de cellules rétiniennes captant la lumière, les cônes et les bâtonnets.

Psychologue

n.m. (angl. Psychologist ; all. Psychologe). Titre dont l’usage professionnel est réservé en France par la loi 85-772  du 25 Juillet 1985, Article 44.

Profession en charge de l’humain qui intervient dans une multitude de champs (psychopathologie, relations interpersonnelles, recherche scientifique en psychologie) dont les activités sont extrêmement variées, et qui se décline en de nombreuses spécialités. Le psychologue intervient dans les domaines de la santé, de l'éducation, du travail, du sport, des relations sociales... et vise à maintenir ou améliorer la qualité de vie de l'individu en travaillant principalement sur le plan de sa santé psychique.

Psychologie animale

n.f. (angl. animal psychology, comparative psychology)

Discipline expérimentale étudiant les aspects du comportement animal révélateurs d'activités cognitives en rapport avec celles des hommes. La psychologie animale se distingue de l'éthologie par la rigueur expérimentale utilisée : les expérimentations ne sont pas effectuée en milieu naturel, mais dans un milieu contrôlé et dans des situations simplifiées.

Prosopométamorphopsie

n.f. (angl : prosopometamorphopsia)

Neuro. Trouble visuel et émotionnel, d'origine lésionnelle, caractérisé par une altération de la reconnaissance visuelle des visages de personnes entretenant un lien émotionnel avec le patient.

Proprioception

n.f. (angl. proprioception)

La proprioception désigne à la fois l'impression de la position des divers membres du corps les uns par rapport aux autres, ainsi que les structures qui sous tendent cette impression : récepteurs proprioceptifs, fibres neuronales afférentes et structures cérébrales intégratrices des messages proprioceptifs.

Vision photopique

adj. (angl. photopic vision)

Caractère de la vision humaine dite "diurne" pour laquelle l'essentiel de l'information visuelle est captée par les cônes, autorisant une perception correcte des couleurs.

Phénomène psychogénique de masse

Trouble d'origine psychologique présentant des manifestations somatiques relativement bénignes, lesquels touchent sur une période retreinte de nombreuses personnes, par mode de propagation sonore et visuel, sans cause organique identifiable. 

Péroxidase du Raifort

n.f.  

cytol. Il s’agit d’une enzyme permettant de retrouver le corps cellulaire d’un neurone à partir de sa cible : elle se détecte facilement sur une coupe par réaction colorée. 

Passalong

n.p. (angl. Pass-along)

Test de performance mesurant l'intelligence pratique et notamment utilisé dans l'échelle d'Alexander, consistant en une série de 9 problèmes de difficulté croissante, dans chacun desquels le sujet doit modifier une configuration donnée de pièces rouges et bleues, par glissement, afin de reconstituer une configuration finale servant de modèle. 

Délire de parasitose

n.f. (angl. delusion of parasitosis)

Délire lors duquel le patient se sent infesté par des parasites, acariens ou petits insectes. Des sensations de démangeaisons peuvent amener le patient à s'arracher des morceaux de peau ou se gratter de manière intense.

Paraphasie

n.f. (angl. paraphasia)

neuro. Trouble du langage généralement symptomatique d'une aphasie consistant en la déformation ou la substitution de tout ou partie de mots, à la suite principalement de lésions cérébrales.

Orthographique (stratégie)

Conversion instantanée d'une séquence de lettres en unités orthographiques (morphèmes), sans avoir recours à la phonologie. Elle signe l'expansion du lexique alphabétique et la relative prise d'indépendance du lexique orthographique mental face au lexique phonologique.

Oligodendrogliome

n.m. (angl. oligodendroglioma)

neuro. Tumeur cérébrale bénigne, d'évolution lente, vraisemblablement issue des cellules gliales oligodendrocytes (ou d'un précurseur), touchant principalement l'adulte (âge moyen de diagnostic de 35 ans).

Nosographie

n.f.

Classification dans laquelle les maladies sont regroupées par classes, ordres, genres et espèces.

Norépinéphrine (noradrénaline)

n.f. (angl. norepinephrine, norepinephrin)

Hormone et neurotransmetteur synthétisé principalement par le système nerveux orthosympathique et les neurones du locus coerulus, exerçant un effet stimulant.

NMDA (récepteurs)

Acron. N-méthyl-D-aspartate (angl. NMDA receptor)

Récepteur ionotrope sensible au glutamate, présent dans de nombreuses structures cérébrales et impliqué dans les processus de mémoire et d'apprentissage, notamment au niveau synaptique (potentiation à long terme).

Névroglie

n.f. (angl. nevroglia)

Cellules du système  nerveux assurant des fonctions protectrices,  nutritives et communicatives. Le système nerveux contient deux types de cellules, les neurones et les cellules gliales ou névroglie.

Neurinome du VIII (neurinome de l'acoustique)

n.m. (angl. VIII's neurilemmoma, vestibular schwannoma)

neuro. tumeur extra-cérébrale du nerf acoustique, se développant dans le canal auditif interne à partir des cellules de la gaine de Schwann, relativement bénigne, encapsulées et d'évolution lente. Bien que bénigne, cette tumeur, du fait de sa position, est plus difficilement opérable que les méningiomes, et peut entraîner la rupture du nerf acoustique (VIII).

Négativisme

n.m. (angl : negativism)

Attitude de rejet passif de toute sollicitation extérieure, de résistance au contact ou à la collaboration, sans raison apparente. Le négativisme est symptomatique de la catatonie (schizophrénie) en tant que trouble de l'activité motrice volontaire, mais se rencontre également sous forme de trait de personnalité associant un pessimisme et un refus de l'action.

Narcolepsie

n.f. (angl. narcolepsy)

Maladie neurologique caractérisée par des accès incoercibles de somnolence et des troubles généraux du sommeil. Elle est aussi appelée Maladie de Gélineau, du nom du médecin militaire qui la décrivit pour la première fois en France, en 1880.

Mu (rythme, onde)

symbole (angl. mu rhythm - mu waves)

Rythme cérébral alpha variant de fréquence comprise entre 7 et 13 hertz (principalement entre 9 et 11 Hz) reconnaissable à ces ondes en arceaux et observable principalement sous formes de bouffées, en situation de veille à partir du cortex frontal et du cortex pariétal.

Monoamine oxydase (MAO)

n.f. (angl. monoamine oxydase)

Enzyme intervenant dans la dégradation (oxydation) des amines, et cible de certains antidépresseurs (les IMAO).

Monoamine

n.f. (angl. monoamine)

Molécules contenant un groupe azoté (NH2) lié à un groupe aminé, pouvant jouer le rôle de neurotransmetteur ou neuromodulateur. On y trouve par exemple la sérotonine, les catécholamines comme la noradrénaline (norépinéphine) et la dopamine. Ces monoamines jouent de nombreux rôles fondamentaux dans la neurotransmission cérébrale, les fonctions cognitives et de nombreuses pathologies à composante organique (par exemple, dépression).

Microglie

n.f. (angl. microglia)

Cellules du système nerveux jouant un rôle dans l'immunité et la protection des tissus neuronaux. Les cellules microgliales représentent près d'un quart des cellules du système nerveux central (SNC) et appartiennent au groupe des macrophages. Elles sont donc mobiles et peuvent donc phagocyter des éléments étrangers, participant ainsi à la protection des neurones et du milieu cérébral.

Métabotrope (récepteur)

adj. (angl. metabotropic receptor

Protéine membranaire sensible à un messager chimique (ligand : par exemple, neurotransmetteur) grâce à l'action duquel il change sa conformation et entraîne une cascade de réactions chimiques aboutissant à l'ouverture de canaux ioniques, lesquels permettront des échanges de molécules ionisées, entre les milieux intra et extracellulaires. 

Vision mésopique

adj. (angl. mesopic vision)

Caractéristique visuelle du système oculaire utilisant à la fois bâtonnets et cônes pour interpréter une scène visuelle dont l'intensité lumineuse est comprise entre celle du jour et de la nuit (crépusculaire).

Méningiome

n.m. (angl. meningioma)

neuro. Tumeur extra cérébrale, généralement bénigne, se développant à partir des cellules méningothéliales à la surface de l'encéphale, entre les hémisphères cérébraux ou aux abords de la moelle épinière. Relativement fréquentes, ces tumeurs se présentent habituellement sous forme d'une excroissance globulaire bien encapsulée, dont les symptômes associés varient en fonction de la localisation.

Mémoire sensorielle

n.f. (angl : Sensory memory)

Processus semi-perceptif, semi-intégratif, par lequel l'organisme, via ses organes perceptifs, garde brièvement la trace d'un stimulus externe après que celui-ci ait cessé. Les mémoires sensorielles correspondent à l'état du système perceptif ayant capté une information, et modifié en conséquence, avant son retour à l'état de repos (ou avant l'arrivée d'une nouvelle information), pour lequel il pourra capter de nouvelles informations.

Mémoire iconique (visuelle)

n.f. (angl : iconic memory)

Mémoire sensorielle de grande capacité prenant en charge les informations visuelles, retenant l'information perceptive dans un laps de temps variant de 50 à 500 ms, facilitant l'intégration temporelle et spatiale en une scène visuelle continue, de scènes visuelles contiguës.

Mélatonine

n.f. (angl. melatonin)

Neurohormone synthétisée notamment par la glande pinéale (épiphyse) pendant la période nocturne et impliquée dans les mécanismes du cycle veille-sommeil. La mélatonine est une hormone centrale de la régulation des rythmes biologiques et intervient également dans la régulation de la sécrétion d'autres hormones. 

Medulloblastome

n.m. (angl. medulloblastoma)

neuro. Tumeur intra-cérébrale primitive, maligne, se développant dans le cervelet ou la fosse crânienne postérieure, issue de cellules sous tentoriales. cette tumeur présente un risque préoccupant de récidive et de métastases établissant des lésions secondaires à travers le liquide céphalo-rachidien.

Mécanorécepteurs

n.m. (angl. mecanoreceptor)

Physio.  Cellules sensorielles sensibles aux déformations mécaniques, à la base du sens du toucher et de la somesthésie. Ces récepteurs captent de nombreux types d'information (pression mécanique et sanguine, vibration, proprioception, courbure, localisation, texture...). 

Malédiction du savoir

n.f. (angl : curse of knowledge)

Cog.  biais cognitif selon lequel des personnes expertes dans un domaine perdent certaines capacités (telles que la capacité à transmettre leur savoir, à se mettre à la place des non-initiés) avec l'augmentation de leur savoir dans ce domaine.

Maladresse (psychologie)

n.f. (angl. clumsiness)

clin. Difficulté dans le contrôle des mouvements et des gestes. Normale chez l'enfant, elle s'amenuise au fur et à mesure du développement, de la maturation de contrôle cortical de la motricité. La persistance de la maladresse peut signer des troubles du schéma corporel, sensitifs et/ou moteurs, une latéralité contrariée, des troubles visuo-spatiaux (relations spatiales, distances, etc...).

Pensée magique (psychologie du développement)

adj. (angl. : Magic thinking)

dev. Selon Piaget, c'est la forme de pensée dominante durant la période pré-opératoire (2 à 7 ans), lors de laquelle l'enfant n'établit pas encore une distinction nette entre son univers subjectif et la réalité extérieure. 

Macrostructure (cognition)

n.f. (angl. Macrostructure)

cog. Dans le modèle de Kintsch et Van Dijk, représentation élaborée par un lecteur de la structure d'une texte, et par là, de l'essentiel de sa signification. Il s'agit d'un résumé mental organisé, reconstruit sur la base du texte, à partir de propositions reliées entre elles. 

Macropsie

n.f. (angl. macropsia)

Illusion perceptive visuelle dans laquelle des objets ou des personnes sont perçus comme plus gros que la réalité et ce à quoi on s'attendrait normalement. La macropsie est une métamorphopsie.

Macroglie

n.f. (angl. macroglia)

Les cellules de la macroglie sont des cellules de support du système nerveux, assurant des fonctions protectrices, structurelles et nutritives des neurones ; elles participent ainsi activement à la communication neuronale ainsi qu'au maintien de son intégrité. 

Loi de Fitts

n.f. (angl. Fitts's law)

Modèle de mouvement représentant la vitesse d'atteinte de la cible en fonction de sa taille et de sa distance, sous contrainte de rapidité. 

Stratégie logographique (psychologie du développement)

n.f.

Stratégie de lecture précoce. L'enfant reconnaît instantanément certains mots sur la base des traits saillants qui le composent : on parle de lecture holistique ou globale

Lobe cérébral

n.m. (angl : lobe)

Neuro. chaque partie saillante, arrondie, du cerveau. On a coutume de distinguer 5 lobes cérébraux sur chaque hémisphère cérébral :

LISREL (modèle de relation structurelle linéaire)

acron. Linear Structural Relation.

stat. Modèle formalisant les relations entre variables latentes et variables observées, développé par Jöreskog et Sörbom. Utilisé surtout dans l'analyse factorielle confirmatoire et l'analyse des systèmes de relation.

Liminal (cognition)

adj. (angl : liminal) - e, -aux

Valeur pour un stimulus, une variable, une réponse, se trouvant à la limite à partir de laquelle elle change de condition. Généralement, on parle de stimulus perceptif liminal, par exemple, la valeur de vitesse de pression de la peau est de 18 pressions par seconde. En deçà, on perçoit  chaque pression. Au delà, on a la sensation subjective d'une pression continue.

Système limbique

adj. (angl : limbic system)

Ensemble de structures corticales et sous corticales formant un anneau debout vers le centre du cerveau, associé régulièrement aux fonctions émotionnelles.

Libido

n.f. (angl - allem : libido)

Psychan. énergie du désir et des pulsions sexuelles, constamment source d'une force s'exprimant sous plusieurs manières : liens amoureux, volonté de sexe ou désirs d'autres parties corporelles, de situations, de satisfaction de soi...

Liaison - déliaison (psychanalyse)

n.f. (angl : link)

Psychan. Couple conceptuel désignant la manière dont se fixe, circule et se décharge l'énergie psychique. On parle de déliaison lorsque que l'énergie circule librement avec pour but la satisfaction des pulsions et le plaisir, comme c'est le cas lors des rêves. 

Lexique mental

n.m. (angl : mental lexicon)

Ensemble des représentations conceptuelles auxquelles correspondent les entrées sensorielles d'une séquence de traits, lettres. Ces représentations associées sont d'ordre sémantique, phonologique. On parle de lexique mental pour désigner ce que contient la mémoire et qui correspond à chaque unité de lecture : ainsi, chaque lettre possède une entrée correspondante en mémoire, chaque mot ou expression également. 

Lexique (cognition, linguistique)

n.m. (angl : lexicon)

ling. Ensemble des unités du vocabulaire, ou partie de cette ensemble, d'une langue, d'une activité ou d'un groupe de personne. 

Lexème

n.m. (angl : lexeme)

Unité élémentaire de signification dans une langue donnée. Par exemple, le mot "laitage" se compose du lexème "lait" que l'on retrouve dans des mots appartenant au champs lexical de laitage : lait, laiterie, laiteux... 

Lewin (Kurt)

Psychosociologue américain d'origine allemande (Mogilno (Pologne) - 1890 - Newtonville (Massachussets) - 1947)

Leurre (éthologie, psychologie)

n.m. (angl : lure, model)

Représentation simplifiée d'un objet de l'environnement d'un animal, telle qu'on pense qu'il le perçoit, et destinée à engendrer par sa présentation, une réaction de l'animal.

Leucomalacie

n.f. (angl : leukomalakia)

Hémorragies ou formations de caillots dans le système nerveux central au cours du développement fœtal, fréquemment situées le long de la scissure pariétale, et augurant dans la majorité des cas des troubles perceptifs et cognitifs de développement.

Léthargie

n.f. (angl : lethargy)

Etat de sommeil extrêmement profond, dû généralement à un trouble du cycle veille-sommeil et de sa régulation (par exemple, lors d'une encéphalite léthargique). La léthargie peut être provoquée également par des substances sédatives ou anesthésiantes (on parle parfois de narcose)

Lecture

n.f. (angl : reading)

Ensemble des activités perceptives et d'intégration, linguistiques et cognitives, permettant de décoder, comprendre et interpréter des séquences de symboles dessinés appartenant à une langue donnée.

Lecteur expert (psychologie du développement)

n.m. et adj. (angl. expert reader)

Lecteur se caractérisant par l'acquisition de la stratégie orthographique , dernière étape de développement de la lecture selon Frith, et par l'apparition d'une certaine automaticité de lecture, que l'on peut noter par un phénomène d'interférence au test de Stroop.

Learning set

n.m. (angl. idem)

Attitude d'apprentissage, ou "apprentissage d'apprentissage" : le learning set désigne la facilitée accrue à apprendre : par exemple, s'il s'agit d'apprendre des cours, alors, apprendre une méthode efficace d'apprentissage de cours, permettra d'intégrer mieux et plus vite, tout nouveau cours par la suite. Il s'agit donc "d'apprendre à apprendre".

Le Bon (Gustave, 1841-1931)

Psychologue, sociologue et anthropologue français (1841-1931), précurseur de la Psychologie Sociale, il étudie notamment la formation et les réactions psychologiques des foules dont il tire son ouvrage le plus célèbre. Il est plus tristement remarqué pour ses travaux concernant la "hiérarchisation des races", théorie soutenue par des études prétendument scientifiques.

Latéralité

n.f. (angl : laterality)

Inégalité d'implication dans un phénomène physiologique d'une partie d'un système d'apparence symétrique, par rapport à sa partie homologue. Elle se traduit généralement par une dominance fonctionnelle ou préférence comportementale, motrice ou sensorielle, de l'une des moitiés droite ou gauche du corps.

Latéralisation (psychologie, neuropsychologie)

n.f. (angl : lateralization)

Spécialisation due à des processus developpementaux amenant une asymétrie fonctionnelle entre deux systèmes morphologiquement semblables.

Variable latente

adj (angl : latent variable)

Méthod. Variable non directement observable mais dont les valeurs peuvent être estimées à partir de données observables.

Temps de latence (psychométrie)

n.f. (angl : latency)

Psychométrie. Durée qui s'écoule entre la présentation du stimulus et la réponse du sujet ou de l'animal face à ce stimulus.

Période de latence (psychanalyse)

n.f : (angl : latency period ; allem : latenzperiode ou latenzzeit)

Psychan : période allant de la fin de la sexualité infantile (généralement, terminée après l'apparition et la résolution du complexe d'Oedipe) jusqu'à l'entrée en adolescence (puberté) et le retour des pulsions sexuelles.

Latence

n.f. (angl. latency)

Décalage temporel systématique entre deux phénomènes entretenant une relation causale ou faisant partie d'une structure temporelle hiérarchique.

Lapsus (psychanalyse, cognition)

n.m. (angl. lapsus)

Substitution faite par inadvertance, d'un mot ou d'une expression que l'on souhaitait dire ou écrire, par une autre expression. Selon les points de vue, notamment psychanalytiques, le Lapsus possède une signification, en rapport avec l'inconscient, qu'il exprimerait à travers les paroles effectivement prononcées.

Langage (psychologie, linguistique)

n.m. (angl. language)

Ling. Système de communication pouvant revêtir plusieurs formes, utilisant des signes acoustiques, visuels, tactiles, etc... ayant pour but principal de partager des informations avec autrui.

Lallation

n.f. (angl : lallation, lamdacism)

Orthophonie : Défaut de prononciation résultant de la palatalisation du son /l/ (L). Ce défaut se traduit par le marquage plus prononcé du son /l/, la langue touchant le palais de manière plus appuyée et trop en avant, ce qui donne l'impression d'insister sur la consonne, voire de la transformer en /r/.

Lalangue

n.f. (psychan.)

Ensemble des spécificités du langage utilisé par l'homme pour communiquer avec l'Autre et lui même. La Lalangue se constitue essentiellement par apprentissage familial, elle reflète l'idiosyncrasie langagière du sujet, c'est à dire toute spécificité propre, comme les traits grammaticaux, les signifiants (le sens de ses mots), la prononciation, etc...

Lacan (Jacques-Marie)

Médecin psychiatre et psychanalyste français (Paris - 1901 - 1981), figure emblématique de la psychanalyse française, il professa un enseignement majoritairement oral centré autour de l'idée d'un inconscient structuré et proche du langage. Lacan utilisera donc des outils linguistiques pour défendre une approche structuraliste des œuvres freudiennes.

Labyrinthes (test des)

n.m. (angl. Maze Test - Porteus Maze)

Épreuve constituée de labyrinthes sur papier, originalement conçue pour évaluer la déficience mentale en terme d'adaptabilité sociale et de délinquance, servant essentiellement désormais dans le diagnostic de troubles déficitaires de l'attention et troubles liés à des lésions frontales.

Labyrinthe (cognition)

n.m. (angl : Maze)

Situation expérimentale d'apprentissage et de planification, dans laquelle un animal doit se rendre d'un point de départ à un point d'arrivée, tandis que la structure permet de prendre plusieurs chemins, au moins un mauvais et un bon.

Labilité (émotionnelle)

n.f. (angl. lability) : syn : labilité affective

Humeur ou expressions d'humeur instables et excessivement changeantes, se rencontrant notamment dans l'hystérie ou les troubles de personnalité histrionique, ainsi que dans des troubles neurologiques touchant le contrôle des émotions.

Kaïnate (récepteur)

adj et n.m. (angl. kaïnate receptor)

Les ions kaïnates sont des agonistes des récepteurs du même nom, dont le comportement mime celui du glutamate (excitateur). Ces ions marins proviennent d'algues. Les récepteurs kaïnates, ionotropes, s'apparentent aux récepteurs NMDA et AMPA pour lesquels le glutamate est également un agoniste. Ces récepteurs ont été peu étudiés et ce n'est que récemment qu'il ont fait l'objet d'une distinction nette avec les récepteurs AMPA.

Complexe-K (onde cérébrale)

n.m. & symbole (angl. K-complex.)

Forme ondulatoire cérébrale particulière, brève et de grande amplitude, rencontrée en phases de sommeil. Le complexe-K consiste en un pic électro-encéphalique négatif contribuant vraisemblablement à sauvegarder le sommeil en diminuant la réponse cérébrale aux stimulations.

Jargonaphasie

n.f. (angl. jargon aphasia)

neuro. Trouble aphasique caractérisé par l'abondance de paraphasies (phonémiques, sémantiques), avec déformation des mots voire néologismes, en l'absence de troubles des organes fonctionnels dédiés à la parole, et qui rend le discours du patient incompréhensible.

Jargonagraphie

n.f. (angl. jargon agraphia)

neuro. Trouble agraphique caractérisé par l'abondance de paraphasies (phonémiques, sémantiques), avec déformation des mots voire néologismes, en l'absence de troubles des organes fonctionnels dédiés à l'écriture, et qui rend le discours écrit du patient incompréhensible.

Ionotrope (récepteur)

adj. (angl. ligand-gated ion channel, ionotropic receptor)

Protéine membranaire sensible à un messager chimique (par exemple, neurotransmetteur) grâce à l'action duquel il ouvre un canal ionique permettant l'entrée ou la sortie de molécules ionisées. Les récepteurs ionotropes et métabotropes sont les constituants fondamentaux de la synapse assurant la transformation du message pré-synaptique chimique, en message post-synaptique électrique.

Inhibition sociale

n.f. (angl. Social inhibition)

Diminution des performances individuelles d'un sujet acteur due à la présence (réelle ou imaginaire) d'au moins un observateur considéré par l'acteur comme capable de jugement sur ses performances.

Inhibiteur sélectif de la recapture de sérotonine (ISRS)

n.m. (angl. selective serotonin reuptake inhibitor)

Classe d'antidépresseurs utilisés pour traiter dépressions et certains troubles anxieux, augmentant le taux de sérotonine dans la fente synaptique par inhibition de la recapture pré-synaptique.

Inhibiteur de monoamine oxydase (IMAO)

n.m. (angl. monoamine oxydase inhibitor)

Antidépresseur bloquant l'action des enzymes monoamines oxydase (MAO), et augmentant ainsi la concentration des monoamines dans la fente synaptique, ce qui a pour effet d'améliorer l'humeur.

Indifférence congénitale à la douleur

n.f. (angl. congenital pain insensivity)

Forme rare d'analgésie, pour laquelle le patient ne ressent ni n'a jamais ressenti aucune douleur, sans qu'il n'y ait d'atteintes des systèmes nerveux périphériques et autonomes.

Ictère nucléaire du nouveau-né

n.m. (angl. neonatal jaundice)

Athétose grave suivant une jaunisse d'origine génétique ou par insuffisance métabolique du foie, entraînant notamment le dépôt de substance biliaire sur les noyaux gris centraux, qui provoque l'athétose.

Iatrogène (iatrogénèse)

adj. (angl. iotrogenic, iatrogenesis)

Qualifie les effets indésirables provoqués par toute action ou traitement ayant un but originalement thérapeutique. Les effets iatrogènes sont par exemples les effets secondaires indésirables d'un traitement médicamenteux, la baisse de qualité de vie suite à une hospitalisation, ou la contraction d'une maladie nosocomiale...

Grille de Bales

n.f.(angl. Bales grid)

Outil d'analyse quantitative et qualitative des relations interindividuelles et de la dynamique de groupe lors de l'exécution d'une tache. La grille de Bales et la méthodologie associée ont été inventées par Robert Bales afin de réaliser une typologie des interactions (typiquement, des interventions orales) lors de réunions de groupe de travail.

Effet Google (psychologie)

n.p. (angl : Google effect)

Cog. Biais cognitif de mémoire se traduisant par la tendance à oublier plus facilement des informations facilement accessibles (par exemple, sur Internet, via les moteurs de recherche) plutôt que de les retenir, par rapport à des informations peu accessibles. A contrario, on se souvient davantage de la façon dont on peut retrouver ces informations (lieu, moyens d'accessibilité).

Glutamate

n.m. (angl. glutamate, glutamic acid)

Acide aminé agissant comme neurotransmetteur excitateur et impliqué dans les mécanismes d'apprentissage et de mémoire.

Glioblastome (multiforme)

n.m. (angl. glioblastoma)

neuro. Tumeur intra-cérébrale à cellules indifférenciées et polymorphes, représentant le stade IV d'un gliome, particulièrement agressive. Le glioblastome peut être l'évolution d'une gliome de stade inférieur ou se développer spontanément. Il correspond à environ 15% des tumeurs cérébrales chez l'adulte, se développant principalement autour de la cinquantaine.

Gliale (cellule)

adj. (angl. glial cell)

neuro. Les cellules gliales sont des cellules du système nerveux assurant le soutien du tissu neuronal, par leurs fonctions protectrices, nutritives et communicatives.

Gamma (rythme, ondes)

symbole. (angl. gamma rhythm)

Rythme cérébral de fréquence élevée et d'amplitude légèrement supérieure à celle du rythme bêta, caractérisant l'activité consciente, les processus cognitifs en phase d'éveil, et présent également lors de la phase de sommeil paradoxal.

Galton (Sir Francis)

Scientifique Britannique (Birmhingham 1822 - Londres 1911). Un des grands fondateurs de la psychologie différentielle, cousin de Darwin, ardent défenseur de la théorie de l'évolution. 

GABA (acide gamma-amino-butyrique)

n.m. (angl : GABA - gamma amino butyric acid

Neuromédiateur inhibiteur, très abondant dans le système nerveux central et présent dans le système périphérique, jouant notamment un rôle fondamental dans les mécanismes de la douleur..

Hystérie collective

n.f. (angl. mass hysteria)

Phénomène d'origine psychogène comprenant des manifestations psychosomatiques réelles, se propageant par contact visuel et sonore à un ensemble de personnes, sur une période de temps limitée.

Hyposémie - asémie

n.f. (angl. hyposemia, asemia)

Clin. Diminution voire abolition de la gestuelle, au cours de laquelle les mouvements du patients sont quasi-inexistant malgré les sollicitations.

Hypomimie - amimie

n.f. (angl : hypomimia, amimia)

Clin. Trouble de l'expression se traduisant par la réduction partielle ou totale de l'expression faciale (notamment, émotionnelle) caractérisée par des mouvements des muscles du visage, faibles, peu durables, lents, voire absents (amimie).

Hypogueusie

n.f. (angl. hypogeusia)

Diminution complète ou partielle du sens du goût, provoquée principalement par le tabagisme et l'âge, mais également par des médicaments, une sécheresse de la bouche, une lésion du nerf glossopharyngien, etc...

Hypervigilance

n.f. (angl : hypervigilance, hypervigilence)

Clin. Etat d'alerte permanent de perception, d'attention et de conscience s'accompagnant d'une intensification des comportements ayant pour but de détecter les menaces. L'hypervigilance se traduit par une anxiété constante et une hypersensibilité à l'environnement, une réaction disproportionnée aux stimulations, induisant généralement une grande fatigue nerveuse.

Hypersémie

n.f. (angl : hypersemia)

Clin. Augmentation de la gestuelle pouvant aller jusqu'à la déambulation permanente, voire jusqu'à l'incapacité de se coucher ou de s'asseoir, avec expression émotionnelle exagérée ou forcée.

Hypermimie

n.f. (angl. hypermimia)

Clin. Augmentation anormale du nombre et de l'intensité des expressions faciales, pas nécessairement émotionnelles, souvent accompagnée d'hypersyntonie, et découlant d'une augmentation de l'activité psychologique.

Hospitalisme

n.m. (angl. hospitalism)

Trouble affectif caractérisé par une altération profonde de l'état physique et psychologique du jeune enfant séparé précocement de sa mère ou d'un substitut affectif, et souffrant d'une grave carence affective.

Holothymie

n.f. (angl. idem : holothymie)

Affectivité de base représentée par les besoins et réactions vitales (soif, faim), les pulsions, l'humeur, les émotions (on distingue les émotions fondamentales (selon Ekman et Friesen (1971) : joie, colère, tristesse, surprise, dégoût, peur) des émotions complexes (regrets, espoirs...)

Histamine

n.f. (angl. histamine)

Médiateur chimique, notamment neuromédiateur impliqué dans les réactions allergiques et l'éveil cortical. L'histamine provient principalement de globules blancs et joue un rôle important dans le système immunitaire, par les réactions vasodilatatrices et bronchoconstrictrices caractéristiques des allergies.

Hémianopsie bitemporale

n.f (angl. bitemporal hemianopsia)

neuro. Cécité partielle ou totale des moitiés externes (droite et gauche) du champ visuel (hémianopsie) en l'absence de déficit fonctionnel des organes visuels, et habituellement provoqué par une lésion au niveau du chiasma optique, ou par une phénomène de compression de celui-ci, par exemple, par la glande pituitaire.

Hématophagie - hémophagie

n.f. (angl. hematophagy)

Biol. mode de nutrition spécifique consistant en l'absortion du sang d'une autre espèce. Il existe peu d'hématophages chez les vertébrés, la plupart des espèces étant des insectes ectoparasites.

Haptique (mémoire)

adj. (angl : haptic memory)

Mémoire sensorielle prenant en charge les informations perceptives spécifiques du sens du toucher. La mémoire haptique est régulièrement utilisée lors de la préhension (prise d'objets, évaluation de la force nécessaire pour les soulever) et la manipulation d'objets.

Fuseaux neuromusculaires

n.m. (angl. Muscle spindle)

Les fuseaux neuromusculaires sont des mécanorécepteurs sensibles à l'allongement. Ce sont des fibres musculaires modifiées situées à l'intérieur des muscles, parallèlement aux fibres musculaires classiques, elles permettent donc au système nerveux d'intégrer l'information de contraction ou de décontraction musculaire, information cruciale pour le sens kinesthésique (kinesthésie : localisation, position des membres et organes). 

Foule (psychologique)

 n.f. (angl. crowd)

Groupe important de personnes, caractérisé par la fusion des individualités psychologiques au sein d'une unité mentale, entraînant l'émergence de processus modifiant les réactions individuelles, tels que la déresponsabilisation ou la modification de la sensibilité émotionnelle. Il s'agit d'une entité sociale à part entière dont la formation engendre un nivellement des caractéristiques personnelles, et l'acquisition de nouvelles propriétés.

Fabulation

n.f. (angl. fabulation, fabrication)

Récit inexact de faits de vie personnel ou d'événements, racontés par l'auteur comme réels. 

Fabre (Jean-Henri)

Entomologiste français (Saint-Leons, 1823 - Sérignan-du-Comptat, 1915). Un des précurseurs de l'éthologie. Ces nombreuses descriptions et travaux sur les insectes en milieu naturel ont ouvert la voie vers plusieurs recherches sur les phéromones ou l'orientation dans l'espace. 

Expérimentation en aveugle

n.f. (angl. blind experiment)

Méthodologie expérimentale répartissant les sujets de l'expérience selon un schéma qui leur est inconnu. Les sujets sont aveugles aux conditions, dans le sens où ils ne savent pas à quel groupe expérimental ils appartiennent.

Exhibitionnisme

n.m. (angl. exhibitionism)

Tendance persistante à exposer ses organes génitaux à des personnes étrangères, souvent pour en éprouver, au moins de façon passagère, de l'excitation sexuelle. L'exhibitionniste trouve régulièrement plaisir dans le fait de choquer une personne en lui exposant des parties de son anatomie non ordinairement visibles.

Épinéphrine

n.f. (angl. epinephrine, epinephrin)

Hormone et neurotransmetteur secrété par la medullosurrénale et les neurones adrénergiques. C'est une catécholamine agissant en dans le sang en tant que stimulant, en préparant l'organisme à l'action : augmentation de la fréquence cardiaque, vasoconstriction des artères non essentielles à l'utilisation des muscles et des organes principaux, augmentation de la tension artérielle... 

Épendynome

n.m. (angl. ependynoma)

neuro. Tumeur intra-cérébrale bénigne d'évolution lente, se présentant sous la forme d'un kyste, et se développant à partir des cellules épendymaires. Touchant principalement l'enfant au niveau du 4ème ventricule, elle peut également se développer dans la moelle épinière.

Encoprésie

n.f. (angl : encopresia)

Trouble du développement de l'enfant, se manifestant par la défécation non contrôlée, après la période normale ou l'acquisition de la propreté est normalement atteinte (environ, entre deux et trois ans). Souvent associé à l'énurésie.

Empreinte (phénomène d')

n.f. (angl. imprinting)

Ethol. Acquisition rapide et irréversible ayant lieu à une période donnée du développement, après laquelle cet apprentissage n'est plus possible.

Ekbom (syndrome d')

(angl. Ekbom syndrom)

Délire lors duquel le patient se sent infesté par des parasites, acariens ou petits insectes. Des sensations de démangeaison peuvent amener le patient à s'arracher des morceaux de peau ou se gratter de manière intense. On le confond souvent avec l'acarophobie. Aussi nommé délire de parasitose.

Ecmnésie

n.f. (angl : Ecmnésia)

Trouble de la mémoire se caractérisant par l'apparition intempestive et systématique dans le champs de conscience, de souvenirs anciens. Ces souvenirs agissent comme distracteurs et altèrent le fonctionnement normal de la mémoire, la rendant moins efficace à fixer de nouveaux souvenirs.

Échopraxie

n.f. (angl : echopraxia)

Reproduction automatique et involontaire (en écho) d'un geste ou d'un mouvement vu, effectué par autrui.

Échomimie

n.f. (angl : echomimia, echopathy)

Patho. Reproduction involontaire, en écho, des expressions faciales (notamment, émotionnelles) perçues chez autrui, ayant pour origine l'altération du contrôle moteur des muscles du visage.

Écholalie

n.f. (angl echolalia, echophrasia)

Répétition involontaire par un patient des mots qu'il vient d'entendre. L’écholalie s'apparente à une certaine forme de stéréotypie, et se rencontre dans des cas de schizophrénie, mais également chez certains aphasiques.

Échoïque (mémoire)

adj (angl : echoic memory)

Mémoire sensorielle de grande capacité prenant en charge les informations auditives perçues, retenant l'information perceptive dans un laps de temps allant jusqu'à 10 à 20 secondes, dont l'un des rôles principaux est de faciliter la détection de changements sonores de l'environnement.

Écho de la pensée

n.m. (angl : echo of thought)

Impression d'entendre sa propre pensée comme si elle était extérieure à soi. Ce phénomène se trouve régulièrement dans les cas de schizophrénie, et s'accompagne généralement de troubles similaires, comme l'impression que sa propre pensée est volée, ou devinée, entendue par autrui... Cela aboutit souvent à une sensation de perte de contrôle de sa propre pensée.

Échelle de distance sociale de Bogardus

n.f. (angl. Bogardus social distance scale)

Échelle psychologique créée par Emory S Bogardus dans le but de mesurer la propension d'un sujet à établir ou accepter des contacts sociaux, de degrés divers de proximité, avec des membres de groupes sociaux différents (par l'ethnie, les pratiques sexuelles, le statut social, etc...)

Échelle (psychologie, psychométrie)

n.f. (angl : scale)

Groupe d'item permettant une mesure, utilsée lorsque ce qui est mesuré est ordonnable en une suite de niveaux se succédant.

Échappement (apprentissage d')

n.m. (angl : acquiring the escape reflex)

Cet apprentissage instrumental est réalisé lorsqu'un animal est contraint de bouger, ou d'exécuter une action visant à échapper à un stimulus nociceptif qui lui est appliqué, par exemple, s'en aller d'une plaque électrifiée, ou appuyer sur un levier pour qu'un décharge envoyée régulièrement, cesse.

Échantillonnage (statistiques, méthodologie)

n.m. (angl : sampling

Les techniques d'échantillonnage ont pour but d'extraire de la population un échantillon représentatif.

Échantillon (statistiques)

n.m. (angl : sample)

Sous ensemble d'une population considéré comme représentatif de celle-ci, tout au moins dans la caractéristique qui fait l'objet de la mesure, ainsi que les caractéristiques qui pourraient avoir une influence sur cette mesure.

Écart (-type, -réduit, -à la moyenne)

Les écarts sont des données calculées en méthodologie afin de refléter des différences moyennes ou individuelles. Les écarts donnent une idée de l'homogénéité d'une population. 

Ebbinghaus (Hermann)

Psychologue allemand (Wuppertal - 1850 - Halle - 1909). Il est un des premiers auteurs à développer une étude expérimentale de la mémoire, inventant pour cela des méthodes classique comme l'apprentissage de syllabes sans signification ou certaines heuristiques mnémotechniques. 

E.C.N.I. (Échelle collective de niveau intellectuel)

(angl : group scale of Intellectual level)

Épreuve collective pour enfant de 6 à 14 ans, mesurant l'intelligence, composé de 4 cahiers destinés à chaque grande étape de scolarisation. Cette échelle donne un score de Q.I. global, verbal et non verbal (pour les trois étapes supérieures de scolarisation)

Dyssyntaxie

n.f. (angl. dyssyntaxia)

Incapacité ou difficulté à utiliser correctement la syntaxe du langage. La dyssyntaxie se caractérise par des anomalies dans la construction de la phrase que l'on ne peut réduire à un défaut d'organisation syntaxique. Le patient se trompe de syntaxe ou utilise les marques syntaxiques à la mauvaise place.

Dysgueusie

n.f. (angl. dysgueusia)

Altération du sens du goût se caractérisant par la déformation de la perception des saveurs. C'est une altération qualitative, avec des remplacements ou des modifications de la perception de saveurs, par opposition à l'hypogueusie et l'agueusie, respectivement diminution et perte de la perception du goût.

Dysfonctionnement sexuel post ISRS

n.m. (angl. Post-SSRI sexual dysfonction, PSSD)

Dysfonctionnement sexuel faisant suite à un traitement antidépresseur basé sur les inhibiteurs sélectifs de la sérotonine, caractérisé par des dysfonctionnements, généralement une baisse importante, de la libido.

Dyscalculie

n.f. (angl : dyscalculia)

Incapacité ou difficulté à intégrer, utiliser les symboles numériques ou effectuer des opérations formelles sur ces symboles. 

Dopamine

n.f. (angl. dopamine)

Neurotransmetteur monoamine précurseur de la norépinéphrine, impliqué dans le contrôle moteur, le système de récompense et les émotions.

Démence à corps de Lewy

n.f. (angl : dementia with Lewy bodies - DLB)

Neuro. Affection neurodégénérative présentant des signes cliniques de type Parkinson et Alzheimer, caractérisée par un déclin progressif des capacités cognitives avec survenue précoce de troubles psychiatriques, des fluctuations cognitives rapides et importantes touchant prioritairement attention et vigilance, et la présence à l'intérieur des cellules nerveuses, des agrégats anormaux de protéines que sont les corps de Lewy.

Delta (rythme, ondes)

symbole (angl. delta rhythm - delta waves)

Rythme cérébral de haute amplitude et de basse fréquence, caractéristique des stades de sommeil profond (stades 3 et 4).

Daltonisme

n.m. (angl. Daltonism)

Anomalie de la vision des couleurs (dichromatisme), caractérisée par la confusion entre les couleurs verte et rouge.

Dactylologie

n.f. (angl. dactylology)

Langage développé par l'Abbé de L'Epée, afin de communiquer avec les sourds-muets.

D48 (test de la)

Test non verbal d'intelligence, comportant des dessins de dominos par série. le but du sujet est de terminer des suites . Ce test évalue donc l'induction de règles et le raisonnement par analogie.

Cacosmie

n.f. (angl. cacosmia)

Anomalie de l'olfaction constituant à sentir des odeurs désagréables. La perception de telles odeurs peut être réelle, ou imaginaire. 

Cônes (vision)

n.m. (angl. cone cells)

Cellules rétiniennes traitant l'information issue des couleurs d'un stimulus.

Effet de coaction

n.f. (angl. coaction effect)

Amélioration des performances individuelles à des tâches motrices et intellectuelles due à la présence d'autrui en train d'accomplir les mêmes tâches. La coaction est, avec l'effet d'audience, l'une des composantes de la facilitation sociale.

Chunk, chunking

n.m (angl : chunk)

cog. Le chunk est un phénomène cognitif et moyen mnémotechnique consistant à regrouper l'information en paquet formant une entité unique, plus facilement mémorisable en mémoire à court terme, ou au moins autant, qu'un élément simple. Il a pour but de faciliter la mémorisation de plusieurs informations en les organisant en groupes indivis.

Catécholamine

n.f. (angl. catecholamin)

Groupe monamine de neurotransmetteurs et hormones dérivés de la tyrosine dont les représentants les plus connus sont l'épinéphrine (adrénaline), la norépinéphrine et la dopamine.

Catatonie

n.f. (angl : catatonia)

Trouble de l'activité motrice volontaire caractérisé par des pertes de contrôle musculaire, pouvant se manifester par l'apparition de mouvements intempestifs ou stéréotypés, ou au contraire, un état cataleptique (absence de mouvements, fixité posturale). En sémiologie psychiatrique, la catatonie est considérée comme un trouble psychomoteur (trouble de l'expression).

Catathymie

n.f. (angl. catathymie)

Affectivité différenciée et organisée, conséquente de processus cognitifs et socio-cognitifs complexes : sentiments, appréciations, préférences, évaluations, attitudes, préjugés...

Catalepsie

n.f. (angl : catalepsy)

Patho. État nerveux transitoire caractérisé par une perte de l'activité motrice volontaire (paralysie), une rigidité musculaire (visage, tronc et membre lors d'une catalepsie généralisée), une fixité posturale et une diminution de la sensibilité aux stimulus, avec ralentissement des fonctions involontaires.

Capacité (cognition, psychométrie)

n.f (angl. ability, skill)

Psychométrie. possibilité de réussite dans l'exécution d'une tâche mesurant généralement l'aptitude qui sous-tend cette capacité. 

Cannibalisme (psychocriminologie, psychanalyse, psychopathologie)

n.m. (angl. cannibalism)

Comportement consistant à consommer tout ou partie d'un individu de sa propre espèce. On parle de cannibalisme principalement chez les animaux. Chez l'homme, le terme d'anthropophagie est préféré.

Canal ionique

n.m. (angl. ion channel)

Protéine membranaire permettant les échanges d'ions entre milieux extra et intracellulaires, processus essentiel du fonctionnement neuronal et de leur excitabilité. Les canaux ioniques se définissent principalement sur leur sensibilité au potentiel électrique ou à des constituants chimiques, et leur sélectivité à certains ions.

Corps calleux

n.m. (angl. corpus callosum)

Lame de substance blanche reliant entre eux les deux hémisphères cérébraux, leur permettant de communiquer.

Cadence

n.f. (angl. rythm)

Répétition de séquences (généralement mouvements, sons) se succédant à intervalles réguliers. 

Cacophagie (ou Pica)

n.f. (angl. cacophagia)

Comportement pathologique caractérisé par l'ingestion d'objets, de substances impropres à la consommation alimentaire, ce de manière durable (plus d'un mois). La cacophagie était nommé Pica (maladie pica) mais le terme est désormais obsolète.

ça (psychanalyse)

n.m. (angl. Id, That ; allem. das Es)

psychan. Dans la deuxième topique de Freud, le ça représente l'instance inconsciente, produit du refoulé (mais une partie innée en est présente dès la naissance) et réservoir de l'énergie pulsionnelle dans lequel ces pulsions (par exemple, sexualité, agressivité....) cohabitent sans cohérence. Le ça est l'une des trois instances (avec le Moi et le Surmoi) qui, selon la théorie psychanalytique, constituent la personnalité, l'être psychique de l'homme.

Biais cognitif

n.m. (angl : cognitive bias)

Cog. Routine cognitive (raisonnement, jugement, décision, perception) amenant, dans des circonstances particulières, une déviation systématique de la réponse comportementale par rapport à une réponse attendue ou considérée comme correcte. Le processus cognitif à l'oeuvre, généralement bénéfique dans d'autres circonstances, entraîne l'apparition d'une réaction aberrante : perception faussée, jugement erroné, décision illogique, interprétation fallacieuse.

Biais (psychologie, cognition, statistiques)

n.m. (angl : bias)

Général. Déviation courante voire systématique par rapport à une norme ou une valeur attendue (valeur réelle, valeur logique).

Rythme bêta (ondes bêta)

symbole. (angl. beta rhythm, beta wave)

Rythme cérébral à haute fréquence (supérieure à 12 hertz) et d'amplitude faible caractérisant le tracé encéphalographique de l'éveil.

Besoin (psychologie, biologie)

n.m. (angl. need)

Etat d'un organisme orienté psychologiquement ou comportementalement vers le rééquilibrage de l'un de ses paramètres, suite au déséquilibre de ce paramètre par rapport à une norme de fonctionnement.

Benzodiazépine

n.f. (angl. benzodiazepine)

Famille chimique de substances psychotropes aux propriétés multiples, utilisé pour traiter principalement l'anxiété, les insomnies, les syndromes de manque alcoolique, l'agitation ou encore l'épilepsie et les spasmes musculaires.

Béhaviorisme

n.m. (angl : behaviorism)

Courant de la psychologie scientifique fondé sur une approche comportementale et suivant un principe d'économie des processus psychologiques explicatifs. Cette économie limite voire supprime le recours à des entités explicatives non directement observables, et conçoit les mesures quantitatives de comportements comme suite de l'application d'une variations de l'environnement.

Bégaiement

n.m. (angl : stuttering)

Trouble du langage se traduisant par des répétitions, des hésitations, des troubles du rythme et une diminution nette de la fluidité de la parole.

Syndrome du bâtiment malsain

n.m. (angl. Sick building syndrom)

Ensemble de symptômes d'origine inexpliquée, associé à un lieu particulier (lieu de travail, de loisir, immeuble...) et partagé par un nombre important de personnes. Régulièrement, le SBM se propage majoritairement de façon épidémique et s'éteint généralement avec la prise de mesures sanitaires, sans que celles-ci ne traitent forcément l'origine du trouble.

Bateson (Gregory)

Anthropologue américain (Cambridge, 1904 - San Francisco, 1980)

Barrage (schizophrénie)

n.m. (angl : obstruction, thought blocking. allem : sperrung)

L'un des signes caractéristiques de la schizophrénie, à travers le langage ou l'activité psychomotrice du schizophrène : il s'agit d'un arrêt brutal et inopportun du discours ou des mouvements, que l'on considère comme reflet de "l'arrêt de la pensée".

Barorécepteur

n.m. (angl : baroreceptor)

Récepteur viscéral ou cutané, sensible à la pression (par exemple, sanguine) et à ses variations. Ces récepteurs jouent un rôle important dans la régulation réflexe de la pression sanguine (notamment, ceux de l'aorte et des carotides) mais également dans les sensations de poids.

Barbiturique

adj et n.m. (angl : barbiturate)

Dérivés de l'acide malonylurée (ou acide barbiturique) utilisés comme anesthésique, sédatif, antiépileptique, et hypnotique. Les barbituriques induisent un fort effet de dépendance.

Phénomène de Ballard

(angl : Ballard Phenomenon)

Phénomène de réminiscence décrit par P.B. Ballard en 1913, expliquant la résurgence d'éléments mémorisés (et possiblement oubliés) après le premier jour et durant la semaine suivant l'arrivé de l'élément.

Groupe Balint

(angl : balint group)

Mise au point par Michael Balint, psychiatre et psychanalyste anglais, cette technique vise à réunir un groupe de professionnels du secteur de la santé (souvent médecins et praticiens) afin des les confronter, en groupe, à une description, puis une réflexion, quant à la relation de chacun avec leurs patients et leur collègues.

Baby-test

n.m. (angl. Baby-test)

Test (et classe de tests) mesurant le développement psychomoteur et/ou intellectuel de l'enfant en âge préscolaire.

Axone

n.m. (angl. axon)

Fibre nerveuse généralement longue, mince, cylindrique, permettant la propagation d'un influx nerveux, du corps cellulaire ou il est généré, jusqu'aux terminaisons axonales pré-synaptiques.

Aveugle

adj. n.m. (angl. blind)

Personne ayant une incapacité à distinguer correctement l'environnement par la modalité visuelle. Légalement, on considère aveugle une personne dont l'acuité visuelle est égale ou inférieure à 1/10ème.

Aversion au risque

n.f. (angl : Risk aversion)

Principe psychologique et économique, biais cognitif, selon lequel les hommes ont tendance à préférer un gain sûr de moindre importance à un gain aléatoire conséquent, en dépit de probabilités égales ou en faveur du gain aléatoire.

Aversion - aversif

n.f. - adj (angl. aversion)

Répugnance (cognitive), répulsion (comportementale), révulsion ou dégoût (affectif) envers un stimulus, conduisant généralement à la fuite ou l'évitement de cette stimulation.

AVC (accident vasculaire cérébral)

n.m. (angl. cerebral stroke)

Arrêt de la circulation sanguine par cause d’infarctus de la zone habituellement irriguée. Un infarctus est une infiltration de tissus par épanchement sanguin.

Autovampirisme

n.m (angl. Autovampirism)

Psycho clin. Comportement volontaire rare consistant à ingérer de façon répétée son propre sang. L'autovampirisme se retrouve fréquemment dans les premiers stades du syndrome de Renfield mais également en tant que composante d'un délire d'allure psychotique. Il peut également se rencontrer dans le cadre de la recherche identitaire et culturelle spécifique à la tranche d'âge des adolescents et des jeunes adultes.

Autotopoagnosie

n.f. (angl. autotopoagnosia)

Trouble somatognosique caractérisé par des difficultés ou une incapacité à dénommer, reconnaître, pointer des parties de son propre corps, suite à une atteinte pariétale, préférentiellement gauche.

Autosuggestion

n.f. (angl. autosuggestion)

Effet d'une variation de l'environnement sur le ressenti d'une personne et l'évolution d'une affection, dû aux seules croyances de cette personne envers l'effet de cette variation, de tel sorte que cet effet suit ces croyances.

Autostimulation

n.f. (angl. self-stimulation)

Procédure contrôlée par l'animal (homme compris) lui permettant de déclencher artificiellement une décharge électrique intra-cérébrale.

Autorenforcement (psychologie)

n.m. (angl. self-reinforcement)

Augmentation de la fréquence ou de la force d'une conduite entraînée par l'individu qui émet cette conduite. 

Autorégulation (biologie, vie artificielle)

n.f. (angl. self-regulation)

Ensemble des processus d'un système lui permettant de conserver sa stabilité et son unicité en dépit des variations de l'environnement et de ses variations propres.

Autopunition

n.f. (angl. self punishment)

Conduite punitive appliquée à soi en réponse, généralement, à un sentiment de culpabilité imaginaire, c'est-à-dire en réponse à des sensations ou des événements n'ayant pas existé ou ne nécessitant pas telle réprobation.

Autonomie fonctionnelle

n.f. (angl. functional autonomy)

Caractéristique d'un système apte à assurer sa survie ou son intégrité en ajustant ses comportements à l'environnement, de manière à s'adapter au mieux aux variations de celui-ci.

Automatisme mental

n.m. (angl. mental automatism, Kandinsky-De Clerembault's syndrom)

Syndrome caractérisé par la conviction délirante de ne plus être maître de sa propre pensée, ou qu'une force extérieure contrôle et influence l'activité psychique, la perception, la liberté d'action.

Automatique (automaticité)

adj. (angl. automatic)

Caractère involontaire, irrépressible d'une activité (comportement, traitement cognitif) par opposition à l'activité contrôlée ou délibérée.